[Et puis ces folles nuits d'ivresse où tout est permis.]



Leurs visages souriants à travers les brumes du quai.

Et ce bonheur d'être là, tous ensemble. Une alchimie se crée, symphonie parfaite. Les aimés sont là, que la nuit retentisse.

Leurs visages souriants à travers la brume.

Bien sûr, il y a son nom. Et tu l'offres au vin, hommage à son oubli. Dissimulé pour un temps au creux de ton verre, que la vie danse à travers tes cris.

Leurs visages souriants à travers les brumes de l'alcool.

Et puis arrive cet inconnu qui t'entraîne en riant. Et toi, tu ris aussi d'avoir laissé ton verre parmi eux, sur le quai. Là, il est en sécurité. Là, tu seras invisible. Des mains courent sur toi mais ce ne sont pas les siennes. Tu ris encore plus fort, par défi. Retrouve-moi si tu peux. Mais l'étreinte s'achève et tu restes seule.

Et à travers la brume se dessinent les contours de ton abandon.

Alors tu les rejoins et tu ris, tu reprends tendrement ton verre et bois à nouveau ce nom. Ils rient de ta brève absence, t'entourent. Et sans que tu t'en rendes bien compte, son nom se dissout dans le leur, dans leur amour chaleureux qui n'attend pas d'échange.

Et à travers la brume disparaissent les fantômes du souvenir.

Ce soir, tu dormiras en paix.

# Online seit Dienstag, 20. Oktober, 2009 um 05:18

[Je hais leurs lumières qui tentent de dissiper tes ombres]

J'aurais tant aimé te haïr d'être mon seul amour. Les jours se suivent et se ressemblent, éternels hivers égayés de soleils que je n'espérais plus.
Tu sais, j'aurais pu crever. Lâcher prise, m'enfoncer dans tes ombres et disparaître. Bien sûr que ça ne t'aurait pas rendu mien.

Mais je me serais dissoute en toi.

J'aurais pu être tienne, que tu le veuilles ou non. Plus de fuite, de faux-semblants. Et la souris aurait mangé le chat.

Et alors, mon amour, alors...

Puis tu es parti, sans un mot. Le sang, les cicatrices, et ce gouffre insondable dont tu étais l'obscurité. Tout est resté, musée à ta mémoire. Pour que, si un jour tu désirais revenir, tu t'installes en moi. Comme avant.

Puis tu es mort.

Ne tremble pas. Ne crie pas que je suis folle. Regarde moi. Regarde nous. Tes traits épaissis d'homme que la vie a gâté, ce regard vidé par le quotidien.

Souillé par cette saloperie de bonheur.

Regarde nous. Comme cette créature effarée faite de fuites pourrait accepter ton fantôme? Tu as dit oui. Pour toujours, tu as fait ce choix inassumable. Se retourner, s'assoir, s'oublier. Tu ne me vois même plus ! Terrain d'expérience, d'observation, de destruction, je suis devenue cet insecte que l'on ne se donne même plus la peine d'écraser.
Toute fierté détruire, toute honte bue, me revoilà devant toi.

Et tu n'existes plus.

# Online seit Montag, 21. September, 2009 um 12:05

Geändert am Montag, 21. September, 2009 um 12:21

Amour ou démence, moi, je ne cherche plus. A tout jamais, nous serons des inconnus.

.
.
.
.
.

Ruines.


Tomber sept fois, se relever huit.
Et Eux <3
.
.
.
.
.

T'as qu'à croire, Leenne.
Je croyais regarder des plaies béantes, ce n'étaient plus que des cicatrices.

# Online seit Mittwoch, 26. August, 2009 um 05:43

Geändert am Dienstag, 01. September, 2009 um 16:33

Et je me vendrai pour ne plus souffrir.

A l'heure des comptes où les masques tombent, j'aimerais savoir où mon hypocrisie.
On vit tous selon une illusion que l'on poursuit jusqu'à enfin avancer.

A l'heure où la réflexion et la compréhension d'autrui sont presque un crime, je me sens rejetée par un monde qui me craint.
Née à une époque pour laquelle je ne suis pas faite, je me demande où trouver une place, dilettante de l'esprit, de l'amour, de la vie.

A l'heure où le marteau salvateur de Nietzsche est remplacé par le kärcher répressif d'un monde intolérant, je me demande si détruire systématiquement mes illusions pour essayer de trouver le Vrai n'est pas moins utile que de réprimer des gens qui luttent pour leurs droits.
Altruiste par nature, misanthrope par obligation face à la bêtise du monde, où trouver un semblable qui refuserait ce modèle imposé pour créer quelque chose de nouveau?

En tout et pour tout, finalement, je suis un nuisible inoffensif qui ne sait pas comment faire entendre sa voix et porter l'idée d'un monde nouveau, ne serait-ce que pour y mourir en paix.

Inutile, avez-vous dit?

Et plus encore.

[Je veux juste rentrer chez moi.]

# Online seit Samstag, 30. Mai, 2009 um 09:02

Marie au bout des rêves.

.
.
.
.
.

Et puis vient le jour où tu te réveilles en comprenant que ce n'était qu'une illusion.
.
.
.
.Maintenant, comptons les voies. Combien sauront que je leur ai menti?
.

# Online seit Dienstag, 17. März, 2009 um 17:09

Geändert am Samstag, 28. März, 2009 um 18:16